Critique des Frontières liquides, sur le blog Évasion imaginaire

Une critique des Frontières liquides, de Jérôme Nédélec, sur le blog Évasion imaginaire

« […] Les vikings contre les bretons, les barbares païens contre les bons chrétiens. Deux poids, deux mesures, deux histoires qui s’imbriquent pour n’en former qu’une, avec en annexe une troisième qui mènera un combat différent et reliera les deux autres.

Nous suivrons les aventures de deux protagonistes. L’un du côté des Morlaerien (ou Vikings) qui sera souvent en mouvement en tant qu’éclaireur pour la future invasion et frère d’un chef nommé Rolarfh, dit le Corbeau. L’autre du côté breton, un soldat de 17 printemps (quasi 18) qui devra organiser les défenses et la construction d’un castel avec les bons conseils d’un prêtre pour bloquer l’invasion barbare en plus de devoir entraîner une vingtaine de jeunots envoyés en « renforts » pour soutenir la résistance avant que la grande armée n’arrive.

L’un est en roue libre, l’autre est en huis-clos. L’un devra faire avec les machinations tordues de son frère à l’ambition démesurée, l’autre devra faire face à l’esprit retors des nobles. Leurs destins sont étroitement liés et ce grâce à une mystérieuse petite fille qui possède des dons surnaturels. Ce personnage intriguant est d’ailleurs le troisième protagoniste et se nomme Ouregann.

J’ai vraiment apprécié cette lecture qui peut se lire sous différents axes comme le côté Fantastique et le côté purement historique. Pour un premier roman, c’est une belle réussite même si je m’attendais peut-être à plus d’épique. Il n’y a pas d’actions non stop ni d’énormes magouilles à gogo qui font le succès des dernières séries (aussi bien littéraires que télévisées). C’est avant tout une aventure très humaine où chaque protagoniste doit trouver sa place dans des événements qu’il ne contrôle pas, le tout dans une fresque historique de grande qualité. […] »