La triade du bourreau

Christian Blanchard

Que s’est-il passé en 1968 dans les égouts de Brest ? Qui est cette jeune femme disparue dont l’inspecteur Oissel cherche à retrouver la trace, vingt ans plus tard ?

Lorsqu’Eddy, jeune archiviste impliqué malgré lui dans l’enquête, découvre la vérité, une implacable logique meurtrière se met en branle.

Mais quel lien existe-t-il entre la disparition de l’inspecteur Oissel, l’amputation d’une phalange sur le corps de dizaines de personnes, la lutte féroce de deux colonies de fourmis et la lente constitution d’un étrange échiquier ?

Tour à tour victime, persécuteur et sauveur, le bourreau obéit à une triade inexorable, un triangle dramatique qui ne laissera personne indemne…

Auteur de plusieurs romans noirs et thrillers publiés chez Belfond (Iboga, La mer qui prend l’homme, Seul avec la nuit, Angkar), Christian Blanchard nous plonge, avec La Triade du bourreau, dans l’univers mental d’un psychopathe meurtrier, dont il décrit les ressorts de la manipulation. Une exploration aussi troublante que fascinante…

  • Stéphane Batigne éditeur / Tri Nox, 2020
  • 316 pages
  • 13 x 20 cm
  • ISBN : 978-2-490808-04-5
  • 19 €

Extrait

Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre où je devais en arriver. C’était pourtant évident. Mais entre la pensée et le geste, il y a parfois un gouffre que la majorité des gens ne franchissent pas. Pour moi, ce fut autre chose. Cet abîme n’était pas si important que ça, pas plus grand en tout cas que celui qui sépare l’homme de la bête, c’est-à-dire pas grand-chose pour moi. Il me manquait juste le petit détail, le déclic qui fait passer l’être humain dans le camp de l’animal. Dans l’autre sens, ça ne marche jamais.
Le commun des mortels imagine les tueurs en série comme des fous à lier, des immondes pervers, des mecs complètement tordus, sadiques, dérangés du ciboulot et de la queue.
Peut-être.
Mais pas moi.