Naïa et la voix magique

Marilyse Leroux

Matisse vient d’arriver à l’école de Rochefort-en-Terre en cours d’année et il est chaleureusement accueilli par la bande de Petit Pierre. Mais le garçon a un gros problème : il bégaie. La bande des méchants de l’école se moque de lui et lui en fait voir de toutes les couleurs.

Pour lutter contre le harcèlement que subit leur nouvel ami, Petit Pierre, Lola, Chloé et les autres pourront compter sur un couple d’artistes, Matt et Claudia, qui vient d’ouvrir une boutique d’art à Rochefort.

Et Naïa, la sorcière du village qui les a pris en amitié, n’est pas en reste : grâce à ses conseils, à ses potions et à un secret mystérieux, les méchants n’ont qu’à bien se tenir !

« Quand la voix magique s’élèvera, l’arc-en-ciel lavera les eaux noires. »

Dans la même série

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La chasse à la sorcière

Parution : 25 avril 2019

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  • Stéphane Batigne éditeur, 2019
  • 130 pages
  • 11 x 18 cm
  • ISBN : 979-10-90887-73-2
  • 8-11 ans
  • 8,50 €

Extrait

Naïa vient de sortir discrètement du Septicolore. Le village ouvre déjà ses boutiques, il est temps de rentrer si elle ne veut pas faire une mauvaise rencontre. Moins on la voit et mieux elle se porte. Inutile de s’attirer des ennuis. Elle est restée un peu plus longtemps que d’habitude ce matin auprès de Claudia qui avait besoin de parler. Naïa serre le paquet rouge qu’elle tient sous son bras et un léger sourire éclaire son visage derrière ses cheveux blancs. Elle repense au chant merveilleux qui emplissait la chambre de Claudia : celui d’un esprit très pur, aussi pur que Gnâmi. Elle reviendra l’écouter, cette voix d’or qui fait tant de bien au corps et à l’âme.

Tout à coup, alors qu’elle parvient au ­niveau de la ruelle qui mène au château, elle entend crier :
− À la voleuse ! À la voleuse !

Encore elle ! pense Naïa. Quand donc ­aura-t-elle fini d’ameuter le monde ? Elle n’a pas le temps de rebrousser chemin qu’elle se trouve nez à nez avec la Mère Cadio qui lui postillonne au visage :
− À la voleuse ! À la voleuse !
− Laissez-moi passer, vieille toupie !

Mais la toupie en question ne l’entend pas de cette oreille. La Mère Cadio brandit sa canne en hurlant :
− Qu’est-ce que tu caches sous ton bras, vieille teigne ? Tu l’as volé ! Ne mens pas, je t’ai vue ! Ça fait un moment que je te guette !
− Vous ne savez pas de quoi vous parlez, Mère Cadio. Poussez-vous, j’ai à faire !
− Tu furètes partout depuis quelque temps, qu’est-ce que tu manigances ? ­Encore un de tes sales coups, je parie !