Au fil du canal – Nouvelles de Malestroit

Alain Émery Fañch Rebours Adeline Roussel André Sachet Oléane Xavier Patrick Pierre Jean-Marie Cuvilliez Charles Madézo Éric Souriat Jean-Marc Gougeon Michèle Labbre Judith Pradal Vincent Herbillon Sharon Deslignères Aude Aubry Jean-Patrick Beaufreton Christine Bouyer

Le canal de Nantes à Brest, qui emprunte en partie le cours de l’Oust, traverse Malestroit depuis la première moitié du XIXe siècle. Ponctuée d’écluses et longée par son chemin de halage, cette voie d’eau est aujourd’hui indissociable du paysage malestroyen.

Au fil du canal réunit dix-sept nouvelles inspirées par une photo du canal en automne. Certains auteurs ont ancré leur histoire dans les lieux mêmes représentés par la photo, tandis que d’autres ont laissé libre cours à leur imagination. Mais dans tous les cas, le fil de l’eau est bien présent, avec le chemin, les arbres et l’écluse qui se devine au loin, en face des bâtiments en pierre.

Mystères, accidents, errements, souvenirs profondément enfouis, meurtres, secrets inavoués et destins singuliers se succèdent dans ces textes variés, souvent baignés d’une atmosphère nostalgique ou d’une amertume tenace. À travers eux, c’est le portrait d’un paysage, mi-réel mi-imaginaire, qui est dessiné, par petites touches.

 

Les nouvelles qui composent ce recueil ont été sélectionnées parmi la centaine de textes soumis au Concours de la nouvelle de Malestroit 2016-17, organisé conjointement par le Pass’Temps de Malestroit, l’association Nervures et Stéphane Batigne Éditeur. 

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  • Stéphane Batigne éditeur, 2017
  • 136 pages
  • 148 x 210 mm
  • ISBN : 979-10-90887-54-1
  • 14,00 €

Extrait

Mine de rien, elle avançait vers l’écluse. Les mains dans les poches arrière de son jean, elle cherchait à paraître décontractée mais ce n’était pas très convaincant. Elle alluma une cigarette, fit semblant de téléphoner. Rien n’y fit, le cœur chamadait. L’été avait été exceptionnellement chaud et sec. On était à la Toussaint, la brume et le brouillard insinuaient le froid. Au matin et le soir, l’air était vif, le soleil s’appliquait à allonger les ombres, se préparant à sa pâleur d’hiver. Le chemin de halage s’émaillait des feuilles tombées et des bogues écrasées par les cueilleurs de châtaignes, par quelques passages de tracteurs, plus rarement de voitures. Elle se pencha vers le sol et trouva que c’était plutôt sale, que ça dégageait une odeur de pourriture. (extrait de «Mine de rien», d'André Sachet)